01.07.2008

Un jour j'arriverai à réfléchir

Vous avez dépassé le quota d'espace disque qui vous est alloué.

Voilà ce que je trouve en première page de mon tableau de bord. Et je ne sais pas quoi faire. Supprimer des musiques, des images et donc porter atteinte à l'intégrité de mon site ou déménager...Je ne sais pas...A réfléchir.

Réfléchir

Réfléchir

Réfléchir

Ne pas vraiment y arriver. Quelques connections qui manquent dans le cerveau. S'arrêter en chemin, ne pas aller tout de suite à la maison, je descends à République. Marcher sous le soleil, ça ira mieux. Pourquoi je me sens si lourd, vaseux et perdu ? D'où vient cette impression de vivre parfois à contresens de ce que je suis, peut-être parce que c'est le cas, peut-être trop de compromis. Fin juin, début juillet à Paris, il y a comme un basculement qui se passe.

Rue Amelot, tiens une deux chevaux verte et jaune, ah et une autre encore et là aussi. Une file de deux chevaux de toutes les couleurs, un véritable arc en ciel Citroën rétro, un parfum passé plein de charme qui vient vous chatouiller le nez. C'est marrant cette nostalgie pour cette voiture, pas vraiment jolie, pas moche non plus. Juste évocatrice de souvenirs. Mon oncle en avait une, je me souviens qu'une fois sur la route, sous une tempête et un vent violent, j'ai cru que la voiture allait s'envoler. Depuis j'ai toujours associé la deux chevaux à un deltaplane à quatre roues. Le défilé se prépare, tous les chauffeurs examinent leur parcours, forcément il n'y a pas de gps intégré. Tant mieux, c'est tellement bon de se perdre parfois. 

Manquer de se faire écraser par deux enfants qui font la course en trotinette. Sales gosses, je vous adore, continuez, mais enlevez votre mister freeze de votre bouche quand vous dévalez les rues. Ce truc en plastique qui pendouille à votre bouche, dégoulinant de sucre. C'est assez repoussant.

Continuer, regarder les immeubles comme si c'était la première fois, remarquer les sculptures sur certains, la connection des neurones n'est pas encore faite, alors garder le mouvement.

Rue St Sabin, voir un regroupement de gens en t shirt noirs avec des un monstre furibard dessus, les cheveux sont longs mais pas tous. Iron Maiden marqué partout, les personnes attendent devant le bar "Les Caves". Iron Maiden, jamais vraiment écouter, jamais attiré par un groupe qui affiche un monstre en porte drapeau, sur des t shirts aux illustrations si criardes. Pe ut être suis je passé à côté de quelque chose ? En tout cas, là je passe à côté des fans du groupe et je les trouve aussi datés que le défilé de deux chevaux.

Boulevard Richard Lenoir, désert, quelques poivrots posés sur des bancs. Je regarde à ma droite, l'ange de la Bastille au loin. Continuer tout droit, peut-être irais je prendre un verre de vin blanc avant d'arriver. Je laisse mes pas me guider. Un homme ivre essaye d'escalader avec beaucoup de peine une rambarde, sa bouteille trône au milieu des plantes, elle le toise. Y arrivera ? Y arrivera pas ? L'homme assoiffé s'accroche au sommet et glisse. Du mauvais côté. Bon courage monsieur. 

Je n'ai plus d'espace pour mettre de la musique directement sur le blog, voici la dernière muxtape avec encore plus de musique. Une sorte de gloubi boulga, mixture sans queue ni tête qui passe par mes oreilles et mes émotions. Enjoy : http://breakingthedays.muxtape.com/