25.03.2008
j'en tremble encore
Frissons partout.
Paul Valet écrit :
Que pourrais-je vous donner de plus grand que mon gouffre ?
Etre lucide
C’est perdre connaissance
Etre libre
C’est perdre l’équilibre
Etre vengeur
C’est terrasser la vengeance
Etre intact
C’est terrasser l’évidence
Etre aux abois
C’est passer au-delà
Invincible est la détresse
De celui qui voit
Chair de poule à la lecture de ces mots.
Merci à François Bon pour son travail, sa pertinence, et le doigt qu'il pointe sur des choses qui m'étaient invisibles.
23:22 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paul valet, merci pour le soleil d'insoumissions
24.08.2006
Le dire plus fort
"hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle
et je trouve ça très sympathique "
Lu sur le superbe blog de François Bon, Tiers-Livre (www.tierslivre.net), un texte de Tristan Tzara extrait de l'Anthologie des poèmes de Zeno Bianu (Poesie/Gallimard)
22:00 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tzara, poésie, hurle
18.08.2006
"Ouvrir la nuit du corps"
Ce qu'un cinéaste peut nous dire :
"Que cherchons-nous à toucher depuis les premières mains négatives imprimant dans la roche la longue déambulation hallucinée des hommes à travers le temps, que cherchons-nous à atteindre aussi fébrilement, avec tant d'obstination et de souffrance, par la représentation, par les images, si ce n'est d'ouvrir la nuit du corps, sa masse opaque, la chair par laquelle on pense, et de déployer à la lumière, face à nous, l'énigme de nos vies."
Propos de Philippe Grandrieux.
14:22 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.07.2006
Exister
"Je suis reconnaissant aux gens d'exister et au monde d'être là. En même temps j'ai tellement le sentiment que c'est le monde qui existe et pas moi, que je me donne un mal de chien pour exister dans ce monde."
Serge Daney, extrait de "Persévérance" (P.O.L)10:31 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2006
Numéro deux
Hier à la Cinémathèque, regardé "Numéro Deux" de Godard.
Et Jean Luc a dit :
"Ce sont les choses qui sont compliquée, l'angoisse c'est simple".
15:38 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.06.2006
L'amour est un chien de l'enfer
"Des pieds en compote
une âme tirebouchonnée
des mains qui sucrent les fraises
des yeux comme des boutons de culotte
je préfère le vin rouge
et j'en ai marre des voyages en avion
je suis de marbre durant les tremblements de
terre
je dors aux enterrements
je dégueule dans les défilés
et je suis toujours la victime aux échecs
au jeu du con et de la vie
je sens l'urine dans les églises
je ne sais plus lire
je ne sais plus dormir..."
Extrait de "L'amour est un chien de l'enfer. Tome II" de Charles Bukowski
15:41 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

