09.01.2007
Remonter à la surface
Remonter à la surface. Lentement. Remonter et s'arrêter à chaque palier. Penser à chaque mot qui renaît.
"Où étais tu passé ?" Nulle part. Ces derniers mois je me suis dissous dans l'émotion , dans la peur, dans la perte. Et j'ai oublié ce que c'était d'écrire, de parler à toi, à vous.
"Pourquoi après tout ce temps ? " Parce qu'il était temps justement, de reprendre son souffle, inonder d'air ses poumons et repartir. J'ai envie de raconter, j'ai envie de vivre, et j'ai surtout envie de raconter en vivant.
La nuit s'est passée au téléphone. Depuis 1h du matin je parle avec Simba, mon acolyte, mon frère de coeur. Il est dans une cabine téléphonique, son portable n'a plus de batterie, ça tombe bien c'est illimité sur le fixe. Cette nuit l'angoisse fut oppressante, besoin d'exprimer la peur, le doute. Simba écoute, Simba calme. On parle, politique, la vie, le boulot, les filles, l'enfance, tout y passe. Même la nuit. Simba voit des petits vieux promener leur petit chien, la brasserie se prépare à ouvrir. "Ca commence à me stresser tout ça, j'ai l'impression que tout le monde se réveille." Mais c'est le cas. "OK il est l'heure d'aller dormir." Oui il vaut mieux s'arrêter là, on serait capable de continuer jusqu'à 10h. Et puis c'est l'heure.
L'heure où les mots se sont réveillés.
06:35 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nuit, telephone, revenir
30.08.2006
Ma soeur mon amour
La Belle Roche est repartie pour Berlin sans que j'ai eu le temps de la revoir. Bien triste, son sourire me manque. Je repense à tous ces visages qui m'ont subjugué. Je repense entre autres à celui de la Mouette, à ce regard si profond, subjugant, obsédant. Je repense à cette façon qu'elles ont de vous regarder, c'est comme si elles vous absorbaient. Et vous, vous vous noyez sans aucune protestation. Et puis il y a aussi l'autre façon. Le regard est tourné ailleurs, même si il vous fait face, il semble vous traverser. Il cherche un autre horizon. Vous vous rendez compte une fois de plus que vous n'êtes pas grand chose, juste un homme.
Antony And The Johnsons-You´r My Sister
Vidéo envoyée par Ridwan
18:30 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antony&the johnsons, femme, regard
27.08.2006
Ciel sous X
Prendre le train. Le temps est venu de revenir. Revenir à ce que l'on est, à ce que l'on sera. Je regarde le paysage défiler. J'adore ça. Dans ces moments là j'ai l'impression de voir le temps s'écouler matériellement, être dans une capsule hors de tout. Etat de contemplation ultime, je peux enfin capter le mouvement perpétuel du monde.
23:27 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rayon X
Se lever le matin, ne plus trop savoir qui on est. Se poser devant l'ordi, décider de poser des mots qui ne viennent pas. Pas toujours facile de s'ouvrir, creuser en soi. Se regarder au rayon x ne suffit pas. Il faudrait s'ouvrir, déchirer cette pellicule qui empêche le trop de surgir. Trop de mots, trop d'émotions, trop d'envie, trop trop trop. J'aime le trop, j'aime ce qui dépasse les limites, j'aime ce qui est pleinement. C'est aussi comme ça que j'ai choisi de vivre ma vie, pleinement, sans limite extérieure. Mes limites, elles sont intérieures et ce sont les plus dures à dépasser...Bon je vais m'arrêter là et prendre un café, parce que là ça risque d'aller super loin et je n'en ai pas envie maintenant. Comme quoi se voir au rayon x, ça peut marcher.
09:40 Publié dans le fil d'un jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, rayon x
25.08.2006
La traversée
Angoisse nue. mon corps frissonne. Silence. Tempête au fond des tripes. Envie de fermer les yeux, dormir un peu. Impossible. Tout endolori après la tempête passée, je n'ose même pas te regarder. Honte. Très. Combattre. Combattre ce monstre qui sommeille. Le faire taire pour de bon. Eviter de te jeter mon verre à la figure la prochaine fois. Envie de dire que ce n'est pas moi. Pourtant si. Ce mec qui a hurlé, c'est bien moi.
Des graines de colère ont germé en moi. Il me faudrait déraciner ces mauvaises herbes. Quand je les penses parties, elles repoussent encore plus vite. Difficile de s'en débarrasser. Mais peut-être que c'est moi la mauvaise herbe ?
Maintenant tu peux comprendre le pourquoi du comment de mon comportement distant, parfois froid et lunatique. Je ne suis pas en sécurité avec moi-même. Alors comment pourrais tu l'être avec moi ? Je tiens à distance le monde pour ne pas dérailler. J'ai peur.
J'aimerais te donner plus. Mais c'est impossible. J'ai un désert à traverser, seul. Les petites étincelles que j'apercevais dans tes yeux ont disparu. Peut-être est-ce mieux ainsi. Les vacances sont finies. Retourne dans ton quotidien, oublie moi. Car moi, je serai reparti dans mon désert.
pj harvey - to bring you my love
Vidéo envoyée par aquarius3
J'avancerai en écoutant Polly Jean me crier ce que j'aimerais pouvoir offrir un jour "ou peut-être une nuit".
"I was born in the desert
I been down for years
Jesus, come closer
I think my time is near
And I've traveled over
Dry earth and floods
Hell and high water to bring you my love
Climbed over mountains
Traveled the sea
Cast down on heaven
Cast down on my knee
I've lain with the devil
Cursed God above
Forsaken heaven to bring you my love
To bring you my love
To bring you my love
To bring you my love..."
10:22 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pj harvey, histoire, amour







