18.06.2008
Suivre tes pas
Bonnie Beecher-Come wander with me

Sortir d'une de ces soirées parisiennes embuées de rires, pleines d'alcool et de fumée.
La porte qui se ferme, t'embrasser dans la cage d'escalier, ne plus avoir envie de te laisser partir. Juste soulever ta robe. Non pas tout de suite, les gens risquent d'ouvrir.
S'échapper de l'immeuble. Paris un dimanche à 5h15 du matin, ville somnolente, impression d'avoir l'exclusivité de profiter des premières lueurs du jour, et de marcher le long des quais. Regarder Notre Dame au loin, se permettre ce lieu commun de dire que c'est beau Paris. C'est encore plus beau avec toi. Te tenir la main, te regarder au milieu de ce paysage urbain deserté et d'un autre temps. Suivre tes pas qui résonnent dans cette ville qui s'offre à nous dans ses plus beaux attraits.
12:21 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, soiree, photo, si beau, brown bunny, come wander
17.06.2008
attendre son avion
14:28 Publié dans Devant les yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aeroport, partir, attendre son avion
16.06.2008
Des yeux, des mots, courir et manquer de souffle (c'est un titre ça ?)
D'abord ses yeux qui s'entrouvrent difficilement chaque matin. Ecarquillement. Son regard qui se pose sur moi. Un sourire. Son sourire. Sa chaleur, ses bras, ses hanches, tous les jours présents. Je ne me sens pas envahi. Je n'ai même pas peur. Sensation étrange de légèreté.
Courir dans Paris, ne pas oublier ce rendez vous, suivi d'un autre à l'opposé de la ville bien sûr. Faire des listes de tâches. Je me transforme en homme post it. D'ailleurs ne pas oublier d'en racheter ou d'en piquer au bureau.
Et puis les rencontres, les projets. Etre ému, ne rien contrôler, juste avancer, suivre ses instincts et savoir que de belles images en naîtront.
Et ce blog : que devient-il ? Plein d'idées sur son avenir. Malheureusement il manque 10 heures supplémentaires dans une journée. Juste une idée possible à réaliser actuellement, remplacer les mots par un petit récit musical régulier, parfois sans queue ni tête. Je précise que c'est une idée que j'emprunte à Kill Me Sarah
Voilà, ceci est ma première muxtape.
Ne pas regarder les heures. Ici tout est si calme. Face à l'ordinateur, ne pas pouvoir fermer les yeux, pas tout de suite. Idées. Urgence. Palpitations. Vite poser les mots, les étaler, ne pas se retourner, ne pas se relire. Tant pis si c'est nul. Je ne risque rien après tout. Comprendra t-on ce que je dis ? Je ne sais pas, on verra. Vous me le direz bien de toute façon. Alors juste continuer.
01:39 Publié dans le fil d'un jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, aimer, regard, semaine, récit, mixtape ou muxtape
05.06.2008
Je te regarde
Le matin, 8h55, on s'est quitté il y a vingt minutes. Je marche rue Beaurepaire. A une terrasse de café, des jeunes habillés comme Julien Doré et Yelle sont attablés, ils sont tous en train de taper sur des calculatrices vertes Texas Instruments, certainement occupés à rentrer des formules en prévisions d'un examen. Je me dirige vers le canal pour l'instant désert. Le matin, il n'y a que des coureurs, des pigeons et des cadavres de Kro ou de vin qui traînent.
Ca fait deux mois que je tiens ta main. Ca fait deux mois que je te regarde.
Tu chantonnes un air de Barbara, "Dis...Quand reviendras tu ? Dis...Au moins le sais tu ?". Ta voix est douce, cristalline. La fenêtre est ouverte, le long du canal, les rires des enfants, le piaillement des couples qui passent, le léger roulement métronomique des vélos. C'est un dimanche qui sent presque l'été. Malgré les nuages, la lumière est blanche. Tu es à ton bureau, concentrée sur l'ordinateur. Je suis sur le lit, face à l'écran, me préparant à écrire le prochain post. Tu te lèves, tu vas changer de pantalon, "mettre quelque chose de plus confortable". Tes longues jambes, tes fesses. Je les croque du regard. Sensation de douceur sous les paumes des mains. Tes cheveux sont relevés, retenus généralement par un stylo ou un crayon. Je regarde ta nuque, quelques petites boucles brunes se sont échappées. Envie d'y poser mes lèvres. Moment simple, ordinaire et poétique. Si quotidien.
Le quotidien, je ne l'avais jamais partagé de façon aussi évidente et naturelle.
Allongée contre moi, ta peau de porcelaine contre la mienne si brune, plongé dans ton regard, je te dis que je ne chercherai pas à te résister. Non je ne résisterai pas à l'envie de t'aimer.
Je le fais. Non je le fais pas. Allez si je le fais, non vaut mieux pas. Bon, sms envoyé. Trop tard. Maintenant tu sais que "tu m'es précieuse".
Je marche. Ce sera bientôt l'heure d'aller au bureau. Je compte les jours passés. Pourquoi ai je l'impression que ça fait plus longtemps ? Je n'osais même plus imaginer la possiblité de vivre de cette manière, réfugié dans ma tanière depuis si longtemps. Aucun être vivant au bord du canal, juste moi, les voitures et les cyclistes passent en parallèle. En face, une boutique fermée, sur les vitrines de gros panneaux : LIQUIDATION TOTALE. Ma vie est en train de changer.
Je t'ai donné le double de mes clés. Oui, j'ai envie que tu viennes quand tu veux. Oui, j'ai envie que tu saches qu'ici il y a toujours de la place pour toi même si c'est petit. Oui oui oui, et je n'ai pas peur.
Que m'arrive t-il ?
15:07 Publié dans le fil d'un jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




