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30.08.2006
Ma soeur mon amour
La Belle Roche est repartie pour Berlin sans que j'ai eu le temps de la revoir. Bien triste, son sourire me manque. Je repense à tous ces visages qui m'ont subjugué. Je repense entre autres à celui de la Mouette, à ce regard si profond, subjugant, obsédant. Je repense à cette façon qu'elles ont de vous regarder, c'est comme si elles vous absorbaient. Et vous, vous vous noyez sans aucune protestation. Et puis il y a aussi l'autre façon. Le regard est tourné ailleurs, même si il vous fait face, il semble vous traverser. Il cherche un autre horizon. Vous vous rendez compte une fois de plus que vous n'êtes pas grand chose, juste un homme.
Antony And The Johnsons-You´r My Sister
Vidéo envoyée par Ridwan
18:30 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antony&the johnsons, femme, regard
27.08.2006
Ciel sous X
Prendre le train. Le temps est venu de revenir. Revenir à ce que l'on est, à ce que l'on sera. Je regarde le paysage défiler. J'adore ça. Dans ces moments là j'ai l'impression de voir le temps s'écouler matériellement, être dans une capsule hors de tout. Etat de contemplation ultime, je peux enfin capter le mouvement perpétuel du monde.
23:27 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rayon X
Se lever le matin, ne plus trop savoir qui on est. Se poser devant l'ordi, décider de poser des mots qui ne viennent pas. Pas toujours facile de s'ouvrir, creuser en soi. Se regarder au rayon x ne suffit pas. Il faudrait s'ouvrir, déchirer cette pellicule qui empêche le trop de surgir. Trop de mots, trop d'émotions, trop d'envie, trop trop trop. J'aime le trop, j'aime ce qui dépasse les limites, j'aime ce qui est pleinement. C'est aussi comme ça que j'ai choisi de vivre ma vie, pleinement, sans limite extérieure. Mes limites, elles sont intérieures et ce sont les plus dures à dépasser...Bon je vais m'arrêter là et prendre un café, parce que là ça risque d'aller super loin et je n'en ai pas envie maintenant. Comme quoi se voir au rayon x, ça peut marcher.
09:40 Publié dans le fil d'un jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, rayon x
25.08.2006
La traversée
Angoisse nue. mon corps frissonne. Silence. Tempête au fond des tripes. Envie de fermer les yeux, dormir un peu. Impossible. Tout endolori après la tempête passée, je n'ose même pas te regarder. Honte. Très. Combattre. Combattre ce monstre qui sommeille. Le faire taire pour de bon. Eviter de te jeter mon verre à la figure la prochaine fois. Envie de dire que ce n'est pas moi. Pourtant si. Ce mec qui a hurlé, c'est bien moi.
Des graines de colère ont germé en moi. Il me faudrait déraciner ces mauvaises herbes. Quand je les penses parties, elles repoussent encore plus vite. Difficile de s'en débarrasser. Mais peut-être que c'est moi la mauvaise herbe ?
Maintenant tu peux comprendre le pourquoi du comment de mon comportement distant, parfois froid et lunatique. Je ne suis pas en sécurité avec moi-même. Alors comment pourrais tu l'être avec moi ? Je tiens à distance le monde pour ne pas dérailler. J'ai peur.
J'aimerais te donner plus. Mais c'est impossible. J'ai un désert à traverser, seul. Les petites étincelles que j'apercevais dans tes yeux ont disparu. Peut-être est-ce mieux ainsi. Les vacances sont finies. Retourne dans ton quotidien, oublie moi. Car moi, je serai reparti dans mon désert.
pj harvey - to bring you my love
Vidéo envoyée par aquarius3
J'avancerai en écoutant Polly Jean me crier ce que j'aimerais pouvoir offrir un jour "ou peut-être une nuit".
"I was born in the desert
I been down for years
Jesus, come closer
I think my time is near
And I've traveled over
Dry earth and floods
Hell and high water to bring you my love
Climbed over mountains
Traveled the sea
Cast down on heaven
Cast down on my knee
I've lain with the devil
Cursed God above
Forsaken heaven to bring you my love
To bring you my love
To bring you my love
To bring you my love..."
10:22 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pj harvey, histoire, amour
24.08.2006
Le dire plus fort
"hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle hurle
et je trouve ça très sympathique "
Lu sur le superbe blog de François Bon, Tiers-Livre (www.tierslivre.net), un texte de Tristan Tzara extrait de l'Anthologie des poèmes de Zeno Bianu (Poesie/Gallimard)
22:00 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tzara, poésie, hurle
22.08.2006
I wanna dance
08:57 Publié dans c'est n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danse, ok Go, pop
21.08.2006
Cravate club
Ecrire un blog, c'est aussi en lire. Celui de la petite brune est l'un de mes préférés. L'un de ses posts m'a fait sursauté car je voulais aussi écrire dessus. Elle parle de la cravate. De cet accessoire, elle dit une chose simple. "Une cravate c'est avant tout un homme." Elle a raison. Je l'ai compris mais assez tardivement.
Plus jeune, on se fixe comme objectif de ne jamais finir entre quatre murs et en trois pièces. Ne pas porter ce qui semble être une tenue de prison. Eviter le formatage, sortir du système. Contre culture, contre le système, contre l'esclavage sociétal, contre, être contre pour être libre. Cette cravate, cette chose me faisait penser à un bout de laisse qui pendouille. Hors de question de se mettre ça autour du cou. "Et puis à quoi ça sert une cravate hein ?"
Voilà une chose réussie, je ne travaille pas en costard et j'en suis bien heureux. Il y a quelques années, j'ai du m'acheter un costume pour un événement. Impossible de prendre les vieilles loques que je mettais pour les baptêmes, mariages et compagnie. Je me souviens encore. Me voilà dans le magasin, devant la glace, en train d'essayer différents costumes, complètement désemparé. Désemparé car je me trouve pas mal en costume. Je proteste légèrement par fidélité à mes convictions. Mais je sais que cette réaction est fausse. Schizophrénie. Comment puis je me trouver bien déguisé ainsi ? Mais je ne me sens pas déguisé, et avec la cravate, je ne suis pas si gêné que ça. Mais qu'est-ce qui se passe ?
Je sais que ce costume ne me transformait pas. Je suis le même homme avec les mêmes convictions. Quand je me suis vu dans la glace, j'y ai vu mon père, mes oncles, mon grand père. J'y ai vu les hommes. Les hommes que je n'apprécie pas forcément, les hommes à qui je ne veux pas ressembler.
Le costume et la cravate encore plus sont des symboles purement masculins pour moi. Ils représentent une certaine idée de l'homme que j'ai eu du mal à assumer. La cravate est pour moi un pénis supplémentaire. En avoir un c'est déjà assez compliqué par moment. Mais alors en porter un symbole comme on porte un pins est encore plus dur. Comment. Comment. Oui je dois avouer que pendant longtemps j'avais du mal à assumer cette idée d'être un homme. La plupart des hommes que j'ai connus enfant ont fait beaucoup de mal, sont lâches, superficiels, brutes, rustres, laids et sales. Voilà ma vision des hommes.
Alors comment être un homme après ça ? Accepter. Il faut accepter, j'ai un pénis, une bite, un zizi, une queue, une teube (si vous avez d'autres appellations, n'hésitez pas à m'en faire part). Et c'est certainement le seul point commun que j'ai avec eux. Et c'est vrai j'aime bien la cravate, j'aime bien par moment porter un beau costume. C'est un choix et une liberté d'être un homme que je n'ai jamais connu. Résultat d'un certain nombre d'années de psychothérapie : porter une cravate, pas mal non ?08:58 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cravate, homme
20.08.2006
En corps et toujours
Ses hanches. Ses hanches me renversent et je m'accroche à elles, je les serre, je les presse, je pourrais les absorber. Elles m'appartiendraient ou peut-être est-ce moi qui leur appartiendrait. Son dos musclé se cambre, j'aime lire les lignes qui se dessinent, les suivre de mes doigts pendant que je suis en elle. Elle, elle, rien qu'elle. Elle aime ça. "Encore". Ses fesses, sa lune m'éblouit. Caresser, presser, fesser. Elle aime ça. Les gémissements accompagnent. Elle aime parler pendant. Décrire, dire, ordonner. Elle aime être "ma petite salope". "Les mots cochons ça m'excite". Je l'avais remarqué, elle est si bavarde. Non ce n'est pas ça être bavard. Elle est généreuse dans son corps comme dans ses mots. Elle se voue corps et âme au plaisir. Elle se donne tout entière. Elle en demande toujours plus. Son petit cul relevé vers moi, je regarde cette descente qui s'offre à moi. M'enfoncer en elle. L'entendre encore plus, ses gémissements et ses mots. Elle me demande de parler. Alors je parle, je parle tous les mots que mon corps imprime. Mon corps, son corps, encore et encore.
Ce n'est que pour les vacances, elle et moi nous le savons sans nous le dire. "Parce qu'après je ne pourrais plus être partagée". Je le sais et ça ne me dérange pas. Simplement je n'ai pas encore envie de rentrer.
12:56 Publié dans L'envers du jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sexe, cul, vacances, plaisir, caresses, femme
18.08.2006
"Ouvrir la nuit du corps"
Ce qu'un cinéaste peut nous dire :
"Que cherchons-nous à toucher depuis les premières mains négatives imprimant dans la roche la longue déambulation hallucinée des hommes à travers le temps, que cherchons-nous à atteindre aussi fébrilement, avec tant d'obstination et de souffrance, par la représentation, par les images, si ce n'est d'ouvrir la nuit du corps, sa masse opaque, la chair par laquelle on pense, et de déployer à la lumière, face à nous, l'énigme de nos vies."
Propos de Philippe Grandrieux.
14:22 Publié dans Que dit-il ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note







