03.09.2008

Il est temps

Commencer par cette chanson :

Dominique A - Rouvrir :
podcast

 

Se souvenir que tout ça a commencé par une Spirale. Des mots se sont posés pour raconter. Envie irréfléchie, partager l'intime, les questions et les fictions qu'on se pose. Mettre des mots pour éloigner la peur de vivre, mettre des mots sur des moments plus ou moins bien vécus. Mettre des mots parce que parfois il ne reste que ça. Des mots.

Parler avec Sim-Barth, il y a quelques mois. Se plaindre. "Je n'arrive plus à avancer sur le blog, j'ai l'impression de me répéter et je galère". Il n'est pas étonné. "Ben oui, mais peut-être est-il temps d'arrêter. Ce blog, tu l'as commencé pour certaines raisons qui n'existent plus maintenant. Tu n'es plus le même".

Plus le même, en effet. Je relis tous les posts, tous les moments, les réflexions. Toutes ces lignes qui restent ancrées en moi, m'ont changé. Je suis arrivé à la fin du chemin. Il n'est plus nécessaire de les casser ces journées, juste les vivre autrement.

Renouer contact avec la Belle Roche, lui dire pour les sentiments passés et ce blog. Et en venir à la conclusion que Breaking the days n'a plus de raison d'être.

Alors il est temps, temps de tourner la page, de se diriger vers d'autres chemins, différents.

Avant de partir, se rappeler toutes ces personnes qui sont encore dans ma vie et sur ce blog, juste envie de les remercier d'être là.

Et finir par une dernière chanson. Laquelle ? Regarder son Itunes, sa cdthèque, gros coup de pression. Quelle serait la chanson de fin idéale à mettre ?

Je me rends juste compte que pour moi ce n'est pas la fin, juste un autre commencement, une autre aventure.

Allez, une dernière révérence, un salut. Prendre ses clics et ses clacs, ne pas claquer la porte, la garder ouverte pour y emmener tout le monde, et faire un pas, puis deux, trois, quatre, cinq....

 

The National - Start a war :
podcast

 

 

 

 

 

01.07.2008

Un jour j'arriverai à réfléchir

Vous avez dépassé le quota d'espace disque qui vous est alloué.

Voilà ce que je trouve en première page de mon tableau de bord. Et je ne sais pas quoi faire. Supprimer des musiques, des images et donc porter atteinte à l'intégrité de mon site ou déménager...Je ne sais pas...A réfléchir.

Réfléchir

Réfléchir

Réfléchir

Ne pas vraiment y arriver. Quelques connections qui manquent dans le cerveau. S'arrêter en chemin, ne pas aller tout de suite à la maison, je descends à République. Marcher sous le soleil, ça ira mieux. Pourquoi je me sens si lourd, vaseux et perdu ? D'où vient cette impression de vivre parfois à contresens de ce que je suis, peut-être parce que c'est le cas, peut-être trop de compromis. Fin juin, début juillet à Paris, il y a comme un basculement qui se passe.

Rue Amelot, tiens une deux chevaux verte et jaune, ah et une autre encore et là aussi. Une file de deux chevaux de toutes les couleurs, un véritable arc en ciel Citroën rétro, un parfum passé plein de charme qui vient vous chatouiller le nez. C'est marrant cette nostalgie pour cette voiture, pas vraiment jolie, pas moche non plus. Juste évocatrice de souvenirs. Mon oncle en avait une, je me souviens qu'une fois sur la route, sous une tempête et un vent violent, j'ai cru que la voiture allait s'envoler. Depuis j'ai toujours associé la deux chevaux à un deltaplane à quatre roues. Le défilé se prépare, tous les chauffeurs examinent leur parcours, forcément il n'y a pas de gps intégré. Tant mieux, c'est tellement bon de se perdre parfois. 

Manquer de se faire écraser par deux enfants qui font la course en trotinette. Sales gosses, je vous adore, continuez, mais enlevez votre mister freeze de votre bouche quand vous dévalez les rues. Ce truc en plastique qui pendouille à votre bouche, dégoulinant de sucre. C'est assez repoussant.

Continuer, regarder les immeubles comme si c'était la première fois, remarquer les sculptures sur certains, la connection des neurones n'est pas encore faite, alors garder le mouvement.

Rue St Sabin, voir un regroupement de gens en t shirt noirs avec des un monstre furibard dessus, les cheveux sont longs mais pas tous. Iron Maiden marqué partout, les personnes attendent devant le bar "Les Caves". Iron Maiden, jamais vraiment écouter, jamais attiré par un groupe qui affiche un monstre en porte drapeau, sur des t shirts aux illustrations si criardes. Pe ut être suis je passé à côté de quelque chose ? En tout cas, là je passe à côté des fans du groupe et je les trouve aussi datés que le défilé de deux chevaux.

Boulevard Richard Lenoir, désert, quelques poivrots posés sur des bancs. Je regarde à ma droite, l'ange de la Bastille au loin. Continuer tout droit, peut-être irais je prendre un verre de vin blanc avant d'arriver. Je laisse mes pas me guider. Un homme ivre essaye d'escalader avec beaucoup de peine une rambarde, sa bouteille trône au milieu des plantes, elle le toise. Y arrivera ? Y arrivera pas ? L'homme assoiffé s'accroche au sommet et glisse. Du mauvais côté. Bon courage monsieur. 

Je n'ai plus d'espace pour mettre de la musique directement sur le blog, voici la dernière muxtape avec encore plus de musique. Une sorte de gloubi boulga, mixture sans queue ni tête qui passe par mes oreilles et mes émotions. Enjoy : http://breakingthedays.muxtape.com/

 

 

18.06.2008

Suivre tes pas

 Bonnie Beecher-Come wander with me
podcast

Sortir d'une de ces soirées parisiennes embuées de rires, pleines d'alcool et de fumée.

La porte qui se ferme, t'embrasser dans la cage d'escalier, ne plus avoir envie de te laisser partir. Juste soulever ta robe. Non pas tout de suite, les gens risquent d'ouvrir.

S'échapper de l'immeuble. Paris un dimanche à 5h15 du matin, ville somnolente, impression d'avoir l'exclusivité de profiter des premières lueurs du jour, et de marcher le long des quais. Regarder Notre Dame au loin, se permettre ce lieu commun de dire que c'est beau Paris. C'est encore plus beau avec toi. Te tenir la main, te regarder au milieu de ce paysage urbain deserté et d'un autre temps. Suivre tes pas qui résonnent dans cette ville qui s'offre à nous dans ses plus beaux attraits. 

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17.06.2008

attendre son avion

Attendre de décoller.

Blur - Out of Time
podcast


 

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16.06.2008

Des yeux, des mots, courir et manquer de souffle (c'est un titre ça ?)

 

D'abord ses yeux qui s'entrouvrent difficilement chaque matin. Ecarquillement. Son regard qui se pose sur moi. Un sourire. Son sourire. Sa chaleur, ses bras, ses hanches, tous les jours présents. Je ne me sens pas envahi. Je n'ai même pas peur. Sensation étrange de légèreté. 

Courir dans Paris, ne pas oublier ce rendez vous, suivi d'un autre à l'opposé de la ville bien sûr. Faire des listes de tâches. Je me transforme en homme post it. D'ailleurs ne pas oublier d'en racheter ou d'en piquer au bureau. 

Et puis les rencontres, les projets. Etre ému, ne rien contrôler, juste avancer, suivre ses instincts et savoir que de belles images en naîtront.

Et ce blog : que devient-il ? Plein d'idées sur son avenir. Malheureusement il manque 10 heures supplémentaires dans une journée. Juste une idée possible à réaliser actuellement, remplacer les mots par un petit récit musical régulier, parfois sans queue ni tête. Je précise que c'est une idée que j'emprunte à Kill Me Sarah
Voilà, ceci est ma première muxtape

Ne pas regarder les heures. Ici tout est si calme. Face à l'ordinateur, ne pas pouvoir fermer les yeux, pas tout de suite. Idées. Urgence. Palpitations. Vite poser les mots, les étaler, ne pas se retourner, ne pas se relire. Tant pis si c'est nul. Je ne risque rien après tout. Comprendra t-on ce que je dis ? Je ne sais pas, on verra. Vous me le direz bien de toute façon. Alors juste continuer.